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Les révoltes du papier timbré, 1675. Essai d’histoire événementielle

CouvertureGauthier Aubert, Les révoltes du papier timbré, 1675. Essai d’histoire événementielle, Rennes, PUR, coll. “Histoire”, 2014.

En 1675, en pleine guerre de Hollande, la France de Louis XIV est frappée par une des principales secousses rebellionnaire de l’Ancien Régime, restée célèbre sous le nom de « révolte du Papier timbré ». De Bordeaux à Quimper, un front intérieur surgit, mais c’est en fait toute une partie de la France qui bruit et conteste, de Toulouse à Besançon et de Grenoble à Paris. A la cour, l’inquiétude est réelle car, l’éclat de la récente conquête de la Franche-Comté ne peut masquer les difficultés militaires que la mort de Turenne vient symboliser au cœur de l’été. Dans le même temps, la crainte d’un débarquement hollandais sur la côte Atlantique, susceptible de menacer Rochefort et Brest, oblige les autorités à agir avec fermeté et souplesse, particulièrement en Basse-Bretagne où émerge une nouvelle « guerre paysanne » restée célèbre sous le nom de « révolte des Bonnets rouges ».
Grâce à l’utilisation d’archives peu connues jusque là, il est aujourd’hui possible de revenir sur cette grande crise politique, et de tenter de comprendre comment une modeste émeute bordelaise contre la taxe sur la vaisselle d’étain est devenue une des plus grande révoltes antifiscales de l’Ancien Régime, et, au-delà, un élément phare de la mémoire et de l’identité bretonne. Il apparaît également possible de revenir sur le processus de sortie de crise, qui découvre un Etat-Louis XIV plus souple et plus pragmatique que l’image de brutalité unilatérale qui est souvent retenue. Des notaires bordelais aux paysans de Cornouaille, des magistrats du parlement de Rennes aux bateliers de la Garonne, des obscurs comploteurs aux ministres Louvois et Colbert, sans oublier espions, soldats et autres serviteurs du roi, cet essai d’histoire événementielle cherche à arracher cette crise à sa mémoire flamboyante et, loin des images trop simples, entend essayer de la replacer dans le contexte français et européen.

Introduction : Pourquoi rouvrir un dossier sur lequel “tout a été dit” ?
Chapitre I : Peur du front intérieur et surveillance du territoire
Chapitre II : Bordeaux  de la révolte de l’étain à la sédition généralisée
Chapitre III : Rennes à l’heure bordelaise
Chapitre IV : Le printemps incertain des villes bretonnes
Chapitre V : La contre-offensive royale
Chapitre VI : Les folles journées de Rennes
Chapitre VII : L’été des Bonnets rouges
Chapitre VIII : Rennes et Bordeaux contre le papier timbré
Chapitre IX : La campagne de Basse-Bretagne.
Chapitre X : Le duc de Chaulnes à Rennes : une capitale décapitée
Chapitre XI : La Bretagne perdue et retrouvée
Chapitre XII   : Bordeaux à l’heure rennaise ?
Chapitre XIII : Oubli impossible, histoire difficile

Quelques conclusions

Lien éditeur ici

 


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
AHMUF (28 avril 2014). Les révoltes du papier timbré, 1675. Essai d’histoire événementielle. AHMUF _ Association des Historiens Modernistes des Universités de France. Consulté le 18 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/avi7


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